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VAYH’I

Sentant sa mort prochaine, Jacob, après 17 ans de séjour sur la terre de Gochén, fait appeler Joseph, lui, car c’est le seul a en avoir le pouvoir, pour lui faire promettre de l’ensevelir en Canaan, dans la Caverne de Makhpéla. Joseph pose la main «sous la hanche de Jacob» (la circoncision) et jure.
Rassuré sur ce sujet, Jacob reprend le message divin qui se transmet de père en fils depuis Abraham: «Je donnerai cette terre (Canaan) à ta postérité après toi, pour l’éternité» (48.4) et élève au rang de chefs de tribu, les deux fils de Joseph, Ménaché et Ephraïm: d’une part, Joseph, considéré comme l’aîné a droit à deux parts d’héritage, d’autre part, la tribu de Lévi, consacrée au service du Temple, n’héritera pas de la terre. Remarquons que Jacob bénit Joseph en bénissant ses deux fils, car ceux-ci ne seront pas inclus dans les bénédictions données à ses douze fils. Ainsi Ménaché et Ephraïm bénéficient-ils d’un insigne privilège en passant avant tous les autres fils de Jacob, et se voient considérés comme des archétypes de bonne conduite: que leur comportement fasse honneur au nom de Jacob et qu’ils soient les références des bénédictions d’un père à son fils (versets 16 et 20). Car, nés dans un pays étranger, ils ont réussi à préserver leur identité, résistant à l’influence païenne et à l’attrait d’une société dévergondée et superstitieuse.
A propos des deux fils de Joseph, Jacob place le plus jeune à sa droite pour nous apprendre que le mérite n’est pas héréditaire; que l’aîné n’est pas forcément le meilleur. De fait, il s’avèrera que de Ephraïm, le plus jeune, sortira Josué, le conquérant de Canaan, celui qui arrêta le soleil dans sa course, sur le mont de Gaba’on…
… Suite dans le livre : «Perouch Katan»

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