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Vaychlah’

Venant à peine de neutraliser Laban en concluant avec lui une sorte de traité de non agression, voilà que Jacob doit faire face à un ancien danger, celui que représente Esaü, son frère jumeau. On lui apprend que celui-ci marche à sa rencontre à la tête d’une véritable armée de 400 hommes. La tactique de Jacob reste inchangée; elle restera exemplaire pour l’histoire de la survie d’Israël: il se fait petit, courbe l’échine en attendant “que passe la tempête”, utilise tous les moyens à sa disposition pour parer au danger et se fie à Dieu. Il se présente à Esaü comme «son serviteur», il lui donne du «mon seigneur, Esaü», et espère «trouver grâce à ses yeux» et lui fait parvenir de riches présents; dans le cas où une telle diplomatie ne portait pas ses fruits, il se prépare à la guerre en organisant son camp et prévoyant le pire: «s’il anéantit une partie, l’autre sera sauve»; il est alors angoissé, car il a conscience que la guerre est la plus mauvaise éventualité: il y faut mourir ou tuer. Aussi, adresse-t-il à Dieu une prière poignante (32.10-14)
Pour cette fois, la confrontation n’aura pas lieu; Esaü passe «en revue» toute la famille de Jacob tandis que lui «se prosterne sept fois jusqu’à terre devant lui!» (33.3). Esaü se jette à son cou, l’enlace, l’embrasse et ils pleurent!
Cependant, entre les démarches entreprises par Jacob pour amadouer son frère et la rencontre, s’intercale la lutte avec l’ange, qui ne saurait être donc que le prince céleste chargé de la protection d’Esaü et du peuple, en quelque sorte, «son génie». Dans une vision à long terme, Jacob entame un long combat pour préserver l’identité de son peuple, susceptible d’être dénaturée par le génie, l’identité de Esaü. Il en sort vainqueur, quoique blessé à la hanche, parce qu’il n’est pas de victoire totale, il n’est pas de confrontation qui ne laisse quelques stigmates chez les protagonistes. Le nerf sciatique est interdit à la consommation car il représente l’influence d’une mentalité étrangère à l’identité juive….
… Suite dans le livre : «Perouch Katan»

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